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Aurore

"La validité du récit mythique se situe hors du temps et de l'espace ; elle vaut partout et toujours."


Aurore : Lueur brillante et rosée qui suit l'aube et précède le lever du soleil. Aube. Commencement. Origine. L'Aurore, c'est le moment juste avant. L'Aurore, c'est ce qui naît avant le Soleil. L'Aurore, c'est un début de journée, d'histoire, de vie... L'Aurore, c'est fugace mais si on en suit chaque minute, ça peut être infini. L'Aurore, c'est maintenant. 


Hier dès l'aube 
Hier depuis la nuit
Elles sont trois sœurs, Fodla, Banda et Eriu, déesses mythiques personnifiant l’île d’Irlande. Elles sont les trois Parques annonciatrices du destin irlandais. Chacune est le vent, chacune est la mer, chacune est la tourbe, mais à elles trois, elles forment une seule et même terre au milieu de l’océan.
Elles dansent leur danse rituelle et chantent leurs hymnes aux héros et aux dieux celtiques, comme l’ont fait les Mystères religieux avant et après elles. Et de cette danse, et de ce chant, naissent les mots, les mythes et l'Histoire s'entremêlant, les sacrifices et les guerres. Et de cette danse, et de ce chant, naît l'utopie d'une Irlande unie. Elles dansent, chantent et racontent pour donner naissance au Mystère irlandais.




Le silence est assourdissant, l'air opaque est impénétrable. Le spectateur est Ailleurs, il ne sait peut-être pas (encore) où, mais il est basculé dès la première seconde, sans ménagement, autre part. 

Nous sommes aux temps fabuleux des commencements. La vie est dirigée par les quatres saisons impitoyables - l'hiver, le printemps, l'été et l'automne - ; les éléments capricieux - l'eau, le vent, le feu et la terre -  et les rites qui les accompagnent - Samhain, Imbolc, Beltaine et Lugnasa. Aurore le sera aussi. L'origine du monde est inconnue et l'on se raconte des histoires pour se créer, s'identifier. Chaque mythologie, qu'elle soit religieuse ou non, a sa génèse, son histoire du commencement. Le mythe celtique commence par l'engloutissement de la terre par l'eau, cette noyade symbolisant la renaissance. Et c'est bien de ça dont il est question dans cette danse incantatoire : de naissance. Le spectacle forme une boucle allant de la naissance des trois déesses par l'eau pour s'achever avec la naissance métaphorique de l'Irlande par la Terre. 

Et c'est aussi une naissance de la parole. Le processus de création, à l'image de l'envie artistique, partira du corps et se construira collectivement et inspiré du travail de Pina Baush et de Brigitte Fisher. Partir du geste le plus infime, et le répéter inlassablement jusqu'à l'hyperbole, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à la transe. Une gestuelle qui naît de la terre pour recréer la Terre. Un spectacle dansé, parfois chanté, jusqu'au premier mot de la dernière minute.

Le tout uniquement guidé par les sensations provoquées par l'Irlande : la pluie qui griffe, le vent qui brûle, le brouillard qui étouffe, l'air qui sale, le soleil qui rafraîchit, la mer qui lave, les tourbières qui engloutissent....

La partition musicale et chantée d'Aurore ira chercher dans la tradition irlandaise et celtique, elle-même répétitive, lancinante et incantatoire, afin de recréer une composition sur mesure pour accompagner le mouvement au plateau.




Théâtre-Danse / Tout public
Ecriture Justine T;Annezo accompagnée par les conteurs d'autrefois
Mise en scène Justine T.Annezo
Chorégraphe et assistante à la mise en scène Noëmi Alfos
Création musicale Nolwen Doucet
Création Affiche Etienne Lescure
Avec Juliette Damiens, Flore Egal et Pauline Pidoux
Durée 1H

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